Gogol / Emil Cioran

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En cuartaprosa fragmento de «La tentación de existir» de Cioran

CUARTA PROSA

Algunos testimonios, cierto que raros, nos lo presentan como un santo; otros, más frecuentes, como un fantasma. «Me hacía tan poco la impresión de un ser vivo, escribía Aksakoff al día siguiente de la muerte de Gogol, que yo, que tengo miedo de los cadáveres y no puedo soportar su vista, no experimenté nada semejante ante su cuerpo.»

Torturado por un frío que nunca le deja, no deja de repetir: «Estoy tiritando, estoy tiritando». Corre de país en país, consulta médicos, pasa de clínica en clínica: pero del frío interior no se cura en ningún clima. No se le conoce ningún amorío. Sus biógrafos hablan abiertamente de su impotencia. No hay tara que aísle más. El impotente dispone de una fuerza interior que le singulariza, le hace inaccesible y paradójicamente peligroso: da miedo. Animal expulsado de la animalidad, hombre sin raza, vida que el instinto abandona, se realza por todo…

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Plural: 3 comentarios en “Gogol / Emil Cioran”

  1. J’ai le sentiment que rien ne diffère du ressenti profond avec les morts par rapport aux vivants. J’ai cette expérience vécue avec Marthe ma Grand-mère
    Je suis resté longtemps seul avec elle alors qu’elle avait été mise en bière , je revoyais sa vigueur, son énergie, sa générosité dans son visage et ne pouvait m’en détacher. Ses derniers jours avaient été si atroces, attachée et hurlante sur son lit d’hôpital…
    Je l’ai longuement embrassé sur la bouche, chose que je n’avais jamais faite de son vivant, et je suis sûr d’avoir bu son souffle éternel. En revanche je n’ai pas eu la même attitude avec sa fille , ma mère. Je me suis occupé d’elle sans arrêt, et l’ai accompagné dans ses deux dernières années en gériatrie. J’ai dit oui, quand on m’a demandé si je désirai qu’on s’acharne ou qu’on arrête le traitement. Là encore je suis resté longtemps à ses côtés alors qu’elle était morte. Mais je ne voyais que dans le soulagement de l’arrêt de ses souffrances que Marthe, ma vraie mère. Et sans être gêné de la voir je ne ne l’ai pas embrassé sur la bouche. J’ai les cimetières en horreur, là je ne supporte pas ces gens morts..
    Bonjour Ana, je t’embrasse, si tu veux….

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